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Conseils

Nous sommes à votre écoute pour interpréter vos analyses et vous conseiller.
Nous sommes indépendants de tout vendeur de solution de traitement.
Afin de vous aider dans le choix de vos analyses à réaliser, voici une petite explication pour chacune d'entre elles :

Paramètres chimiques

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La turbidité
La turbidité désigne la teneur d’un fluide en matières qui le troublent. Dans les cours d’eau, elle est généralement causée par des particules qui absorbent, diffusent et/ou réfléchissent la lumière. Dans certaines eaux, il peut aussi s’agir de bactéries et de micro-algues. La turbidité est un facteur écologique important, qui peut traduire :
  • Une teneur importante (normale ou non) en matières fines ou colorantes en suspension (suite par exemple à l’érosion, au lessivage des sols fragiles, dégradés ou agricoles labourés)
  • Une teneur élevée en plancton
Les sulfates
Les sulfates peuvent être trouvés dans presque toutes les eaux naturelles. Ils viennent de l’oxydation des minerais de sulfites, la présence de schistes, ou de déchets industriels.
Des concentrations importantes en sulfates dans l’eau que nous buvons peuvent avoir un effet laxatif important combiné avec le calcium et le magnésium, les deux composés majeurs de la dureté de l’eau.
Comment le sulfate se retrouve présent dans l’eau ? Certains sols et pierres contiennent des minéraux de sulfates. Certains sulfates sont dissous dans l’eau lorsque cette dernière se déplace au travers.
Quels risques pour la santé si la concentration en sulfate est trop élevée ? Les personnes qui ne sont pas habitués à boire de l’eau avec une concentration élevée en sulfates peuvent souffrir de déshydratation et de diarrhées en buvant celle-ci. Les enfants sont souvent plus sensibles au sulfate que les adultes. Des enfants plus vieux et des adultes s’habituent aux eaux dont la concentration en sulfate est élevée après quelques jours.
Les chlorures
Les chlorures sont présents dans l’eau, le sol, les roches ainsi que dans de nombreux aliments. Ils sont présents à l’état naturel dans les eaux souterraines.
Certaines activités humaines peuvent également contribuer à la présence de chlorures dans l’eau de puits. Dans l’eau, les chlorures n’ont ni odeur, ni couleur mais peuvent procurer un goût salé.
En soi, les chlorures présents dans l’eau potable ne comportent généralement pas d’effets nocifs pour la santé. En revanche, à des concentrations supérieures à 250 mg/L, le sodium associé aux chlorures peut être une préoccupation pour les personnes qui suivent un régime appauvri en sel.
Ils peuvent également favoriser la corrosion de certains métaux qui entrent dans la fabrication des canalisations, des pompes, des raccords de plomberie et des chauffe-eau.
La dureté
La dureté de l’eau correspond à sa teneur en calcium et magnésium, elle se mesure en degré français (°f).
Un degré français équivaut à : 4 mg de calcium par litre et à 2,4 mg de magnésium par litre. Une eau dure est plus communément appelée « calcaire ».
La dureté de l’eau est en relation avec la composition des roches qu’elle traverse lors de son passage dans le sous-sol. Elle va varier en rapport avec la nature de ceux-ci et de la région d’où provient l’eau. Lorsqu’ ‘il pleut, la pluie s’infiltre dans le sol. En traversant ces différentes couches, l’eau se charge en substances minérales et entre autres en calcaire. Lorsque la dureté est supérieure à 30°f, il est conseillé d’installer un appareil anticalcaire directement après le compteur d’eau.
Sans mettre en place un système efficace, le calcaire va se fixer dans les tuyauteries et en réduire peu à peu le diamètre. Les conséquences à plus ou moins long terme seront des réparations coûteuses et des frais d’énergie en consommation.
Le pH
Le potentiel Hydrogène, plus communément appelé pH, est un paramètre servant à définir si un milieu est acide ou basique.
Le pH 7, également appelé neutre caractérise un milieu neutre (c’est-à-dire ni acide, ni basique). Cela correspond au pH de l’eau pure.
Les eaux dont le pH est inférieur à 7 sont dites acides tandis que celles dont le pH est supérieur à 7 sont dites basiques.
Les nitrates
Les nitrates sont indispensables au développement des végétaux. La plupart des eaux naturelles contiennent normalement des nitrates à faibles doses de l’ordre de quelques milligrammes par litre.
Cependant, de nombreuses eaux souterraines et de surface ont une concentration élevée en nitrates du fait de l’enrichissement des sols par les engrais ou par les rejets d’eaux usées domestiques ou industrielles.
Les nitrates en eux-mêmes ne sont pas toxiques. Sa toxicité vient de la chaîne de réaction qu’il subit dans l’organisme. Les nitrates sont réduits en nitrites par les enzymes de notre corps. Ces nitrites peuvent oxyder l’hémoglobine en méthémoglobine, qui ne peut plus absorber l’oxygène.
Les nitrites
Dans les cours d'eau, notamment canalisés, et dans les régions densément habitées ou d'agriculture intensive, les nitrites sont souvent un paramètre important de déclassement des cours d'eau.
Chez l'homme et les mammifères, la présence de nitrites dans le sang empêche l'hémoglobine de fixer convenablement l'oxygène. C'est l'une des causes de la « maladie bleue du nourrisson », plus savamment appelée « méthémoglobinémie ». En avril 2011, 3 enfants en sont morts en Chine.
C'est pourquoi la teneur en nitrites dans l'eau potable est réglementée (notamment pour la préparation des biberons) et, indirectement celle des nitrates en raison de leur capacité à se transformer en nitrites.
L’ammonium
L'ammonium dans l'eau traduit habituellement un processus de dégradation incomplet de la matière organique. Il s’agit donc d’un excellent indicateur de la pollution de l'eau par des rejets organiques d'origine agricole, domestique ou industriel.
Ces effets directs sur la santé sont encore assez méconnus. L'ammonium est lui-même peu toxique mais il peut provoquer plusieurs problèmes tels que la corrosion des conduites, la diminution de l'efficacité du traitement au chlore et le développement de microorganismes responsables de saveurs et d'odeurs désagréables.
La conductivité
La conductivité est une mesure de la capacité de l’eau à conduire un courant électrique, donc une mesure indirecte de la teneur de l’eau en ions. Ainsi, plus l’eau contient des ions comme le calcium (Ca²+), le magnésium (Mg²+), plus elle est capable de conduire un courant électrique et plus la conductivité mesurée est élevée.
Les valeurs de conductivité d’un lac sont généralement stables et dépendent surtout de la géologie locale. Lorsque des changements notables de conductivité sont observés dans un lac, c’est le signe d’une augmentation des apports de substances dissoutes provenant du bassin versant. Cependant, il est difficile de dire si les matières qui provoquent un changement dans la conductivité proviennent de minéraux naturels ou de polluants. Les rejets contaminés augmentent la conductivité de l’eau.la conductivité de l’eau. Par
Le manganèse
Pour des raisons d'ordre organoleptique, l'objectif pour le manganèse dans l'eau potable a été fixé à =50 µg/L.
La présence de cet élément dans les approvisionnements d'eau est indésirable pour plusieurs raisons. À des concentrations supérieures à 0,15 mg/L, le manganèse tache les éléments de plomberie et les tissus. De plus, en fortes concentrations, il donne mauvais goût aux boissons. Comme le fer, il peut causer des problèmes dans les réseaux de distribution en y favorisant la croissance de microorganismes.
Le manganèse est présent dans plus d'une centaine de composés de sels et de minéraux communs que l'on retrouve dans les roches, les sols et au fond des lacs et des océans.
Le TAC (Titre Alcalimétrique Complet)
Le TAC (Titre Alcalimètre Complet) est une mesure qui indique la quantité de "sels minéraux" présents dans l'eau. Il permet de connaître sa concentration en carbonates (CO32-) et en bases fortes, autrement dit son alcalinité.
L’alcalinité d’une eau est fortement liée à sa dureté et donc à son caractère corrosif et à sa capacité d’entartrage des canalisations.
L’oxydabilité au permanganate
Il est nécessaire d’évaluer la quantité de matières organiques d’une eau pour juger de la qualité des eaux destinées à la consommation humaine et la méthode retenue est la détermination de l’oxydabilité au permanganate de potassium, à chaud et en milieu acide.
La législation française indique que l’oxydabilité au permanganate de potassium, mesurée après 10 minutes en milieu acide, à chaud, doit être inférieure ou égale à 5 mg/L en oxygène. L’indice permanganate d’une eau correspond à la quantité d’oxygène, exprimée en mg/L, cédée par l’ion permanganate et consommée par les matières oxydables contenues dans un litre d’eau.

Paramètres microbiologiques

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Les bactéries revivifiables à 22°C et à 37 °C
bactéries revivifiables Les bactéries revivifiables sont des bactéries aérobies, c’est-à-dire qu’elles ont besoin d’oxygène pour se développer, telles que les moisissures et les levures.
La recherche des micro-organismes aérobies non pathogènes dits « revivifiables » permet de dénombrer les bactéries se développant dans des conditions habituelles de culture et représentant la teneur moyenne en bactéries d’une ressource naturelle.
Ces germes n’ont pas d’effets directs sur la santé mais sont des indicateurs qui révèlent la présence possible d’une contamination bactériologique.
La méthode de référence pour l’analyse consiste en un dénombrement du nombre de germes pour 1mL d’eau :
  • Germes totaux à 22°C = comptage des colonies obtenues après incubation à 22°C durant 68H,
  • Germes totaux à 37°C = comptage des colonies obtenues après incubation à 37°C durant 44H.
Les bactéries anaérobies sulfito-réductrices
bactéries anaérobies sulfito-réductrices Ce sont des formes résistantes d’organismes anaérobies (qui n’ont pas besoin d’oxygène pour survivre), dont les plus fréquentes et les plus faciles à mettre en évidence sont les Clostridies.
Elles sont normalement présentes dans les sols, rivières et dans les systèmes digestifs des animaux ainsi que dans les matières fécales, mais en plus petites quantités que les Escherichia coli.
Leur absence dans une nappe souterraine ou une nappe alluviale est un signe d’efficacité de la filtration naturelle.
Les clostridium sulfito-réducteurs sont des germes capables de se reproduire et de se maintenir très longtemps dans l’eau sous une forme végétative :
  • Leur présence dans l’eau, en l’absence de germes fécaux, peut être interprétée comme un défaut de protection de la nappe contre la présence d’une flore bactérienne étrangère,
  • Du fait de leur similitude de comportement avec les parasites, les spores constituent un bon indicateur pour ces micro-organismes. En outre, ces formes résistent à la chloration. Ceci explique que pour ce paramètre particulier, ce ne sont pas des bactéries elles-mêmes mais leurs spores qui sont recherchées.
Les coliformes totaux
coliformes totaux Les bactéries coliformes existent dans les matières fécales que l’on trouve habituellement dans les intestins des êtres vivants mais peuvent également se développer dans certains milieux naturels (sol, végétation).
L’absence de coliformes totaux ne signifie pas nécessairement que l’eau est potable, celle-ci peut tout de même présenter un risque pathogène.
Les coliformes fécaux ou thermo tolérants
coliformes fecaux Ces coliformes sont capables de se développer à 44°C alors qu’aucune croissance n’est observée à cette température pour les souches non fécales.
L’espèce la plus fréquemment associée aux coliformes fécaux est l’ Escherichia coli, qui est une bactérie spécifiquement d’origine fécale.
La présence de ces coliformes, vivants dans les intestins d’animaux ou humains, dans l’eau constitue un bon test de contamination des eaux par les matières fécales.
Les coliformes fécaux sont donc des organismes indicateurs de la qualité de l’eau.
Les entérocoques fécaux
entérocoques fécaux La recherche des entérocoques fécaux permet d’évaluer la qualité de l’eau et de détecter une contamination d’origine fécale de l’eau.
Cette recherche est souvent associée à celle des coliformes fécaux pour constituer un bon indice de contamination fécale. En effet, ils témoignent d’une contamination fécale ancienne tandis que les coliformes fécaux témoignent d’une contamination d’origine fécale récente.
Ce sont des pathogènes opportunistes causant des septicémies, infections urinaires…
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